Immobilier locatif en 2023 : 3.7% des loyers sont impayés, un taux 4 fois plus élevé qu’avant la crise COVID

Immobilier locatif en 2023 : 3.7% des loyers sont impayés, un taux 4 fois plus élevé qu'avant la crise COVID
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Ces statistiques concernant les loyers impayés risquent de ne pas inciter les propriétaires à remettre leur bien en location. Il y aurait 4 fois de plus de loyers impayés actuellement qu’en 2019, avant la crise COVID.

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Immobilier : les nuages de plus en plus nombreux

Évidemment, tout le monde accuse l’inflation. Le coût de la vie augmente, près de 25% des Français ne mangeraient pas à leur faim. Des statistiques dont on pourrait douter du reflet de la réalité. Et pourtant, si ces données dressent un tableau noir de la situation actuelle, d’autres, concernant les loyers impayés, confirment qu’une partie de la population est bien sur le seuil de la rupture financière. Le taux de loyers impayés serait désormais 4 fois supérieur à celui rencontré durant la crise COVID. Sans parler de l’explosion des relances...

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25% des locataires relancés tous les mois

Les locataires ont de plus en plus de mal à payer leur loyer en temps et en heure. Et c’est l’augmentation des petits impayés qui est la plus spectaculaire. Ceux qui nécessitent des relances à J+1. En région parisienne on est passé de 5% de baux concernés avant le Covid à 18% au mois d’août.

Pour rappel, après une très forte augmentation des relances au moment de la crise liée au COVID – entre mars 2020 (avant la crise du Covid) et mars 2021 (au moment où les aides de l’État battaient leur plein), les relances pour impayés avaient été multipliées par 2 en Île-de-France ; quasiment par 3 en région ! – les chiffres des impayés se sont par la suite stabilisés à un niveau élevé par rapport à la moyenne des dernières années, avant de repartir à la hausse en ce début d’année. Malgré une stabilisation des chiffres des impayés dernièrement, ils demeurent, au niveau national, sensiblement élevés comparé à la moyenne des années précédentes.

« La conjoncture actuelle (inflation, cherté de l’énergie, etc.) continue d’avoir un impact sur le nombre de relances pour impayés. », constate Arnaud Hacquart, président-fondateur d’Imodirect. « En Île-de-France et dans les grandes villes, les impayés continuent leur progression. Seule exception, les relances pour impayés enregistrent une légère amélioration en Province, baissant à 3,75% contre 3,89% en mars dernier pour celles à J+30. Ce qui reste un niveau particulièrement élevé  ».

Le saviez-vous ? Pour un bail d’habitation signé à partir du 29 juillet 2023, la clause résolutoire prévoit que le délai accordé au locataire pour payer sa dette est de 6 semaines (après qu’il ait reçu un commandement de payer). C’est ce que prévoit notamment la loi n°2023-668 du 27 juillet 2023 visant à protéger les logements contre l’occupation illicite.

Record historique des relances

Plus inquiétant encore, l’état de ces mêmes petits impayés à l’échelle des 10 plus grandes villes de France en dehors de la capitale. Là les relances à J+1 concernent désormais 25% des dossiers de location. Un record historique. Même chose sur le reste du territoire. Un locataire sur 4 doit désormais être relancé, insiste le gestionnaire Imodirect.

3.7% d’impayés

Mais au-delà de ces retards de paiement, inférieurs à 30 jours, ce sont ceux de plus de 30 jours qui sont évidemment les plus inquiétants : les impayés. Ceux-là restent encore très largement minoritaires, puisqu’ils ne représentent que 3,7% des dossiers. Cela peut paraître faible, mais c’est tout de même 4 fois plus qu’avant la crise sanitaire.

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